Du bon usage des hashtags en etourisme

Du bon usage des hashtags en etourisme

Cet article a été publié il y a plus d'un an, il est donc possible qu'il contienne des informations qui ne soient plus d'actualité.

(Photo : © misspixels creative commons)

Pour de nombreuses personnes, le hashtag reste encore aujourd’hui ce mot barbare que seuls les geeks peuvent comprendre. Longtemps réservé à twitter, son usage s’est véritablement démocratisé avec le développement d’instagram, puis par le biais de son apparition sur facebook. Malheureusement, l’utilisation des hashtags est trop souvent maladroite et ne fait que brouiller les messages. Mais alors, quels usages peut-on avoir des hashtags en etourisme ?

Quelles sont les caractéristiques d’un hashtag ?

Ce petit signe # a un pouvoir bien particulier sur de nombreux médias sociaux : cliquable, il renvoie vers un flux ou un dossier regroupant des contenus traitant tous d’une même thématique. Ainsi, de nombreux utilisateurs de twitter qui s’intéressent de près à l’actualité du etourisme suivent et partagent quotidiennement des informations sur le hashtag #etourisme.

Ce « mot-dièse », tel que nous sommes censés le nommer en bon français, a aussi le pouvoir de contextualiser une phrase ou une photo. Là encore, cela s’avère bien utile sur twitter lorsqu’il s’agit de faire passer une idée en seulement 140 caractères.

Le hashtag dispose donc d’avantages techniques mais aussi sémantiques.

Des mauvaises pratiques devenues monnaie courante

Il est cependant essentiel d’user des hashtags avec parcimonie. Que l’on s’adresse au grand public ou à une audience de geeks, le récepteur reste dans tous les cas un être humain habitué depuis le CM2 au bon vieux sujet / verbe / complément. Ainsi, un message du type « #génial #vacances #soleil #plage » est compréhensible, mais n’a aucune saveur.

Ces messages truffés de hashtags sont monnaie courante sur Instagram. En effet, les plus malins ont compris que plus on utilise les mots-clics (version québécoise) sous ses photos filtrées vintages, plus la visibilité est importante. Une aubaine pour le chasseur de like…
Même si cette pratique reste acceptable sur Instagram (jusqu’à ce que…), le message devient totalement imbuvable une fois partagé sur Facebook ou Twitter.

Organiser la curation de contenu de son territoire

Et en matière d’etourisme me direz-vous ? Son utilisation peut s’avérer très puissante pour regrouper les contenus générés par les visiteurs d’un territoire.

Oui mais.

Comme toujours sur lorsqu’on parle de médias sociaux, il s’agit d’abord d’écouter ce qu’il se dit et d’éviter de partir bille en tête sur son idée géniale de hashtag. Car bien souvent, les twittos (mais que ce mot est moche) ou instagramers n’ont pas attendu les marqueteurs pour partager leurs contenus sur un même mot-dièse.

Prenons un exemple extérieur au tourisme, celui des matchs de foot ou de rugby. Le hashtag utilisé pour live-tweeter un match a toujours été composé des 3 premières lettres des nations ou des clubs qui s’affrontent (ex : #frafin pour France – Finlande). Certaines marques ont bien tenté de faire émerger leur propre hashtag pour les matchs, en y intégrant leur nom, en vain.

Donc avant de créer son propre hashtag, mieux vaut vérifier si certains ne sont pas déjà utilisés. Car dans ce cas, ils seront parfois plus pertinents et plus efficace qu’un hashtag trop institutionnel. Car l’objectif n’est pas d’intégrer un joli mot-dièse sur une plaquette ou un site web, mais bien d’inciter le plus grand nombre à  valoriser son territoire sur les médias sociaux.

Deux exemples d’utilisation d’un hashtag dans le tourisme

L’exemple de Montréal, présenté aux #et9 par Frederic Gonzalo, est très certainement le plus probant dans notre secteur. La ville a lancé au printemps dernier le hashtag #MTLmoments qu’elle a couplé à une opération très bien construite. Des cadres rouges et quelques instructions ont été disséminés dans toute la ville. Au final, plus de 14 000 photos ont été partagées sur les médias sociaux, ce qui nous laisse imaginer l’audience totale touchées par l’opération.

Enfin, je terminerai cet article par un exemple qui me tient à coeur, celui de #mypyrenees. Lancé l’hiver dernier par affinité pour le massif, l’objectif de ce hashtag était de proposer aux passionnés des plus belles montagnes au monde, pardon des Pyrénées, de venir partager leurs expériences. Quelques semaines de community management ont suffi pour le faire découvrir aux aficionados du territoire. Français, espagnols et andorrans se sont complètement appropriés ce hashtag qui compte aujourd’hui pas loin de 3500 photos partagées.

Vous avez d’autres exemples, vous n’êtes pas d’accord avec mon point de vue ? On en discute en commentaire ?

Sébastien Repeto

Fondateur de My destination, agence social media et tourisme. Spécialiste du Community management dans le secteur du voyage.

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